Le Paranoia




Jeudi 30 janvier 2003

petit mots

ses un site sur le paranoiyage sa vaut la pein de de lire ses assey comic et vrais en meme temps

 



Mercredi 29 janvier 2003

PARANOIA

PARANOÏA


Paranoïa : n.f. (gr. paranoia "folie").1) Délire systématisé avec conservation de la clarté de la pensée, ou délire d'interprétation. 2) Troubles caractériels (orgueil démeusuré, méfiance, susceptibilité excessive, fausseté du jugement avec tendance aux interprétations) engendrant un délire ou des réactions d'aggressivité.



Mercredi 29 janvier 2003

La conspiration des virus informatiques

 

La conspiration des virus informatiques

La toile est malade...

 

 

...

... Peut-être que d'autres auront surgit et fait les choux gras des médias lorsque vous lirez ces lignes. Pour ceux qui sortent de leur caisson cryogénique ou qui reviennent de la planète Mars, je leur signale que les noms de la petite liste ci-dessus sont ceux des virus qui ont fait la une des journaux à cause des dégâts causés (soi-disant).
Prenons le cas du virus "I love You". Lancé depuis les Philippines à la mi-mai 2000, il a fait le tour du monde en moins d'une semaine. A la fois "cheval de Troie" et "ver", cette petite horreur a la faculté de s'envoyer tout seul aux autres ordinateurs en pénétrant le fichier d'adresses du système mail de la machine touchée (avec une certaine facilité pour outlook express), non sans avoir détruit de manière aléatoire des fichiers système. Dès que les premiers dégâts furent constatés sur le territoire des Etats-Unis, la NSA (National Security Agency) décréta des mesures d'urgences. En France, la DST (Département de la Surveillance du Territoire) perdit plusieurs heures à vérifier l'information. Lenteur inexcusable ou sabotage, la véracité de l'information ne fut reconnue qu'après la fermeture des bureaux.
Le cauchemar pouvait commencer.
Les médias français ont dans un premier temps décrit la situation comme étant l'armaggedon de l'informatique, l'apocalypse du net, multipliant les dépêches les plus alarmistes : "le pentagone sur les genoux", "deux tiers des entreprises européennes touchées", "Aucun anti-virus capable de le stopper"... Ils firent aussi des "reportages de la peur" en montrant des pseudos groupes de hackers-anarchistes-terroristes (ou plutôt des "fouineurs", comme le veut l'Académie française), en faisant un bel amalgame entre le piratage et le fait de balancer des virus. Le summum fut atteint lors d'un "téléphone sonne" (émission de France Inter) diffusé vers la fin du même mois : un monument de désinformation. Un "spécialiste" évoquait le cas des virus darwiniens (en gros, ils se reproduisent un max, mais jamais de manière strictement identique, ce qui fait qu'il y aura toujours un exemplaire du virus en état de nuire après le passage d'un anti-virus) en disant de ceux-ci qu'ils sont issus de programmes scientifiques mais qu'ils ne sont pas encore sur le web. Un second spécialiste s'empressa cependant de préciser que ces virus sont disponibles sur des sites pirates. "Absolument" conclut le premier.

Si de tels virus existaient sur des sites pirates, on s'en serait déjà pris un entre les dents, croyez-moi.

Puis, en quelques jours, la situation se tasse. Les chiffres diminuent peu à peu. Les dégâts ne sont pas si importants, les médias reconnaissent qu'ils se sont quelque peu "emballés". Pour rattraper leur plantage, les journalistes troquent la tunique de prophète de l'apocalypse contre le pardessus de l'investigateur, dans le but de trouver en premier qui a balancé le virus et pourquoi. Suivant la logique des Dupont & Dupond, les journalistes dits "d'investigation" cherchent à qui profite le crime. Bon sang, mais c'est bien sûr : les sociétés qui vendent des anti-virus : Norton, Panda... Au bout d'une semaine de recherche (comprenez : à observer l'évolution des ventes de ces logiciels et de constater qu'elles ont décollé de manière exponentielle), le doute n'est plus permis : ce sont les vendeurs anti-virus qui ont tout fait, de A à Z : ils ont corrompu des étudiants philippins pour qu'ils mettent des virus sur la toile. Encore un coup du Dieu Dollar. Satisfaits de leur enquête, les journalistes passent à l'affaire suivante.


Bravo les gars. Ça c'est de l'investigation. Je voudrais pas dire, mais si les logiciels de protection se sont bien vendu, c'est parce que les médias ont réussi à diffuser un climat d'insécurité dans chaque foyer possédant un ordinateur. En ce qui me concerne, j'ai quatre e-mails, dont deux qui reçoivent régulièrement de la pub (merci les spammers). Aucun des quatre n'a reçu le moindre message titré "I love you".
La crise a été délibérément dopée par les médias.
Pourquoi me direz-vous ? Depuis que le réseau Internet est devenu publique, aucune organisation, gouvernementale ou non, n'a été capable de le contrôler. Il existe des centaines de pages nazies dont certaines, une fois remarquées, n'ont pu être éradiquées ; des réseaux pédophiles se développent par le biais du web et personne n'a le pouvoir d'arrêter ça. Si on observe la "crise" due au virus "I love you", on constate que seuls les Américains ont pris la menace au sérieux dès le début. Ce sont même eux qui ont localisé la source du virus, grâce une équipe de jeunes "nerds", et qui ont arrêté une vingtaine de suspects. C'est presque trop parfait. Les Américains peuvent se considérer comme les "sauveurs" du net. Bien sûr, toute cette opération n'est qu'un écran de fumée.

  La cyber-traque commence...

©Masamune Shirow

Les Etats-Unis d'Amérique sont un des (si ce n'est le) pays les plus développés au niveau de l'infrastructure des routes de l'information. Ils seraient le pays le plus touché par une attaque de cyber-terroristes de grande envergure. En fait les Américains créent des situations de crise dans le but de démontrer que le web est une jungle. Lorsque la psychose aura atteint tous les niveaux de la société mondiale, le gouvernement américain n'aura aucun mal à faire appliquer la loi martiale sur le net : comprenez l'application d'un système de traçage et d'identification de tous les ordinateurs du monde, histoire de savoir qui a été où sur la toile et quand. Le pgp (système d'encryptage incassable d'après son créateur) sera banni. Certes, les sites "malsains" n'auront plus lieu d'être non plus, mais la liberté d'expression aura disparu en même temps.

Il n'y a aura plus la moindre liberté sur le net et la police de la pensée aura gagné.

Restez attentifs et ne croyez pas tout ce que veulent vous faire gober les médias.



Mercredi 29 janvier 2003

La journée d'un parano

La journée d'un parano

07H00 : lever difficile. Ils ont sûrement plombé ma bouffe à la cantine hier. J'éteins mes trois réveils, vérifie que mon Smith&Wesson est toujours sous mon oreiller et je me lève. J'enjambe les faisceaux lasers reliés à l'alarme muette. Je déverrouille les deux cadenas de la porte de ma chambre et fait quelques pas dans le couloir, direction la cuisine. La journée va être longue. Comme toutes les autres. Ma survie est un combat du quotidien, un combat des routines, qui peuvent être fatales.

07H05 : petit déjeuner. La nourriture est emballée sous vide et provient de stocks détournés d'un hôpital. On ne sait jamais. Je n'écoute pas la radio. Les fausses informations, comme les publicités d'ailleurs, distillent des messages subliminaux qui limitent notre manière de penser et endorment notre méfiance. J'enfile des gants en caoutchouc pour lire les journaux. Leur encre est en effet un mélange subtil de poisons rares qui, au contact, engourdissent l'esprit et les réflexes. Un coup d'oeil furtif sur les écrans de contrôle m'indique que personne n'a tenté de franchir les grillages de mon bunker : la journée s'annonce prometteuse...

C'est arrivé près de chez vous

07H20 : toilette. Je me rince la bouche avec de l'eau distillée. Eaux du robinet et en bouteilles sont à proscrire. J'ai connu le cas d'un homme dont la réserve d'eau était plombée à l'ecstasi. La dernière fois qu'on l'a vu, il voulait traverser l'autoroute en courant. Plus de nouvelles depuis.

07H25 : habillage. J'enfile mon pare-balles, ma veste pare-éclats réversible, mes rangers, vérifie ma trousse de survie (allumettes, jumelles, nourriture et eau pour 5 jours, trousse de soin, couteau de chasse), charge mon porte-bonheur (un Glock M19) avec des balles blindées, et me prépare à affronter le monde.

07H30 : départ de chez moi à vélo. Pneus increvables, freins inusables.

07H35 : je change de vélo et retourne ma veste en passant sous un pont, et prend une autre direction.

07H45 : arrivée au lycée. Sous d'insignifiants bavardages, je sais que 10% des élèves réunis en groupe ne sont pas là pour les cours. Ils prennent la place de leaders d'opinion et pensent pour nous. J'en ai pour preuve qu'ils sont habillés gratis pour des grandes marques. C'est soi-disant un coup de pub, mais ils travaillent en fait pour le gouvernement invisible, qui leur fournit les moyens de maîtriser les masses. Croyez-vous vraiment qu'un état fantôme laisserait planer la menace de la foule ? Je fais semblant de rien. Je parle de la pluie et du beau temps. Lorsque je pose certaines questions d'ordre culturel, ils semblent tous me réciter une phrase type, j'ai remarqué qu'ils ne prennent pas le temps de réfléchir pour répondre. Ils savaient déjà ce que je voulais dire.

08H00 : Premier cours, une heure de physique. Ils nous cachent la vérité sur les vrais lois de la physique, limitent notre accès au savoir. Je sais que la NSA a 200 ans d'avance sur le reste du monde en matière de connaissances scientifiques, car leur logique est différente de la notre. Conseillés par les "gris", les plus grands scientifiques des USA ont réinventé les mathématiques en les basant sur la logique tétravalente (vrai, faux, vrai et faux, ni vrai ni faux). Ils ont ainsi démontré les théorèmes de Fermat. Ces informations ont coûté la vie de dizaines de civils américains, kidnappés par les "gris" pour d'indicibles expérimentations.

Je n'ai jamais réussi à déterminer si le professeur est complice du grand secret ou simple pion sur l'échiquier, comme vous et moi. Quant à la personne qui m'a fournit ces renseignements, j'ai entendu dire qu'il a été pris dans un tir croisé et qu'il a reçu bêtement une balle.

08H55 : heure de permanence. Je me réfugie au CDI (Centre de Désinformation et d'Illusions). Je me choisis une place loin des fenêtres et proche de la porte. Là, comme tout bon lycéen endoctriné passif qui se respecte, je relis la leçon du cours suivant.

09H50 : pause. Le moment le plus dangereux de la journée. Le mal peut surgir de partout, du type qui te bouscule à celui qui est planqué sur un toit. On est à découvert dans la cour, pas d'échappatoire en cas de problème, si ce n'est l'abri de la foule elle-même. Pas de petit pain, merci. On ne sait jamais, même s'ils me font saliver depuis trois mois.

HK G36

10H05 : deux heures de philosophie. Le professeur nous parle avec un drôle de vocabulaire, comme s'il voulait communiquer avec nous. Mais rien à faire. Ses mots créent une sensation de fatigue, de coma à long terme. Je me demande s'il s'agit d'un "gris" rebelle qui veut nous prévenir du danger que nous courons tous, d'un instrument subversif de diversion complice du gouvernement ou tout simplement d'un professeur de philosophie... à moins que ce soit ce qu'il veut nous faire croire.

11H55 : cantine. Certains appellent ça le meilleur moment de la journée. Le repas est agréable au goût, mais impossible de déterminer ce que c'est. Je n'ai d'ailleurs jamais vu le moindre cuisinier à la cantine. J'ai aussi remarqué que les professeurs ont droits à des plats différents des élèves. Je me débrouille toujours pour en subtiliser un. Le réfectoire est très vitré, ce qui est très stressant (on se sent épié en permanence). Je quitte le plus tôt possible l'endroit.

11H58 : une heure et quarante-trois minutes à gérer. Je me joins discrètement à quelques groupes d'élèves qui semblent neutres. Je tente de les convertir, de trouver un successeur digne de ce nom qui reprendra le flambeau de la vérité et l'agitera fièrement dans les ténèbres du mensonge. Je leurs explique que je peux succomber à tout moment d'une balle perdue ou d'un "accident" de voiture, voire simplement disparaître (mais c'est moins glorieux). Ils me rient au nez, les inconscients. Ils disent qu'ils veulent une vie de loisirs, de bonheur, profiter de la société de consommation. Je leur rétorque que tous ceux qui sont morts avant moi sont alors morts pour rien. Ils disent qu'ils s'en foutent, que s'il y a des morts à faire, c'est eux qui les font, et que dévoiler la vérité, ça ne rapporte rien. Je me trouverais un successeur demain.

MP5K Briefcase

13H45 : histoire géographie. Le professeur, tout vêtu de noir, les yeux rouges, est un complice du mensonge. Il a un jour voulu s'élever contre eux mais sa maison a entièrement brûlé le soir même. Il porte encore des brûlures sur tout le corps, et dort très peu. Il a prit l'habitude de fumer depuis ce jour là, se borne à enseigner ce qu'on lui a permi de savoir. Nous disons donc, les Etats-Unis sont un grand pays, qui n'a rien à cacher, et qui remplit parfaitement sa place de gendarme du monde. Les Etats-Unis sont très gentils, aussi.

14H40 : anglais. Meilleure heure de la journée, car la plus instructive. On y apprend la langue d'Internet. Dommage que les rares règles de grammaire qui nous sont confiées sont " rédigez à l'oreille" et "fiez-vous à votre instinct". Il est probable que le retard sur le programme est volontaire, pour nous empêcher d'accéder un des principaux instruments de communication. Chaque individu conserve alors sa langue. Diviser pour conquérir.

15H35 : pause. Quelques pas dans la cour me font le plus grand bien, même si c'est l'endroit qui est potentiellement le plus dangereux.

15H45 : allemand. L'heure la plus étrange de la journée. Je soupçonne la salle 109 d'être un vortex temporel, où le temps s'allonge à l'infini. Les montres se bloquent, le temps ne passe plus. Notre professeur, qui a l'apparence d'une femme d'une cinquantaine d'années a en fait 195 ans. Seulement, elle est prisonnière de la salle. Le non-vieillissement n'est valable que si l'on ne quitte pas la pièce. Pour nous, simples élèves, cela ne change rien. Mais pour elle, elle met un pied dehors et récupère les 140 ans de retard. On dit que la mort est foudroyante.

16H40 : fin de ma journée. Il ne reste plus qu'à rentrer, à vélo, à changer de vélo, de veste...

17H03 : arrivée chez moi. Analyse rétinienne, distribution d'oxygène dans la maison (elle est sous vide lors de mon absence), enjambement des faisceaux lasers, direction la douche désinfectante. Avec tous les virus répandus sur cette planète, on ne sait jamais. Injection d'une triple dose de sérums et vaccins divers.

17H30 : Il est temps de glaner les vrais informations sur le web. Voyons...crash d'un ovni au Nouveau Mexique, premier clonage humain réussi par les raëliens, Executive Outcomes recruté en Sierra Leone, traffic de nouvelles armes automatiques au Kosovo...

18H54 : coup de téléphone. Je décroche. Une voix sans timbre feint de s'être trompée de numéro, et racroche. Il est fort probable que ce soient des petits malins qui veulent "visiter" ma maison ce soir. Ils ne connaissent pas mon nouveau système de sécurité "no remorse". S'ils arrivent en un seul morceau jusqu'à la porte d'entrée, ce sera déjà un miracle.

19H25 : dîner. Le seul moment de la journée où je me sens à l'aise. Je me délecte de nourriture incolore, inodore et sans saveur. Mais ça prend du temps. Je songe à me nourrir en intraveineuse, comme les gris.

20H03 : départ à pied de chez moi, direction le cinéma. J'ai entendu un "leader d'opinion" y donner rendez-vous à ses "amis". Voyons de quoi il en retourne.

20H28 : arrivé devant le cinéma. Ils sont déjà là. Je me fonds dans la foule et m'installe deux rangs derrière eux.

21H00 : début de film. Il était temps : 30 minutes de publicité pour des superproductions ponctuées d'incitations à la consommation d'une boisson américaine gazéifiée. J'ai cru mourrir. Quand je pense qu'il y a des gens qui vont au cinéma rien que pour ça.

22H55 : fin du film. Incroyable, mais les Américains ont encore gagné. Ils sont vraiment trop forts. Pour le groupe, aucun propos particulier n'a été échangé. Ils ont dû me repérer.

23H21 : retour chez moi. Il n'y pas eu d'effraction. C'est bien la preuve que mon système de "surveillance et répression" est efficace.

23H30 : l'heure de se coucher. Je retrouve mon lit et mon Smith&Wesson sous l'oreiller. Une journée comme une autre...

Disons que demain est un autre jour, et que demain c'est loin.



Mercredi 29 janvier 2003

Le refuge d'un Paranoiaque

 

Le refuge d'un paranoïaque



Appleseed
©Masamune Shirow































Hummer Corvette

Après la manière d'agir, après la façon de s'équiper, voici un petit descriptif du refuge du paranoïaque : sa maison (ou plutôt son bunker) et accessoirement, sa voiture.

D'abord, le lieu de résidence. Il s'agit d'une maison ou d'un appartement en apparence classique. Mais cet aspect classique dissimule un dédale de pièges et de planques. Le périmètre extérieur est saturé en caméras de surveillance automatiques sensibles aux sons et aux infrarouges, d'alarmes de tout type (muettes ou autres). S'il y a un jardin ou un garage, il dissimule au moins deux armes (une blanche et une autre à feu). Sous le paillasson, il y a une biscotte. Ne riez pas : c'est aussi une alarme. En général, pour vérifier si un intrus est passé à un endroit précis, on tend un cheveu sur l'ouverture d'une porte. Si le parano se rend compte qu'il est rompu, il se met en alerte. Le problème est qu'un cheveu rompu, n'importe quel intrus peut le remplacer par un des siens. Alors qu'une biscotte...
Ensuite, la porte : blindée, trois verrous faits d'alliages différents, système d'alarme double relié à un générateur de secours. Les murs sont tous badigeonnés d'un revêtement ignifuge. Les vitres sont blindées et sont de type "forte diffraction" (système anti-snipping : les rayons lumineux sont déviés mais pas les balles, un peu comme si on visait à travers de l'eau. Le tireur manque automatiquement sa cible). L'ensemble de la résidence est insonorisé, pour s'entraîner au tir sans déranger les voisins.

Il y a une arme dissimulée dans chaque pièce ou le paranoïaque peut se trouver immobilisé (dans la réserve d'eau des toilettes, sous l'oreiller, à porté de main de la baignoire, pas loin de l'évier...). Puisque le lieu de résidence est privé, rien n'empêche le paranoïaque de se faire une planque d'armes lourdes.

Beretta M82A1 50BMG

Tous les systèmes de communication (ordinateur avec Internet, téléphone, fax...) sont dans une pièce spéciale, une cage de Faraday (isole de tout : aucun système de piratage ne peut l'atteindre, sauf par le biais de l'Internet lui-même, mais inutile de dire que l'ordinateur est bourré de barrières anti hackers et autres anti virus). Pour plus de sûreté, les mails sont codés au PGP.
Le lieu de résidence renferme aussi un véritable petit hôpital de campagne. Quel paranoïaque accepterait de remettre sa vie entre les mains d'un toubib qu'il ne connaît même pas ? S'il profitait de l'opération pour le mutiler ? Ou pour lui implanter un biochip 666 ? Seuls les amateurs franchissent encore la porte des hôpitaux.
Enfin, pour les plus riches, un abri antiatomique est le bienvenu (avec réserves d'oxygène, de nourriture et d'eau). Des planques secondaires sont aussi envisageables : un F1 avec un lit, des habits de rechange, une trousse de soins, de l'argent liquide et une paire de calibres.



La voiture est, quant à elle, soit un petit char d'assaut, soit un monstre de vitesse indomptable, selon le style du parano. Il hésite entre deux types de voiture :

  • Le véhicule tout terrain : en général, la Hummer. Excellent véhicule (américain, c'est vrai), polyvalent, robuste : c'est le tout terrain de la première armée du monde (même si sa notion de guerre "zéro mort" est quelque peu abstraite).
    Caractéristiques :

    • longueur : 4,70 m
    • largeur : 2,12 m
    • hauteur : 1,70 m
    • poids : 2800 kg
    • vitesse max : 90 km/h
    • autonomie : 480 km

  • Le véhicule rapide : n'importe quelle voiture de sport très rapide et qui ait un minimum de présence fera l'affaire.

Chaque véhicule renferme bien sûr deux armes de poing (une sous le siège conducteur ou dans la boîte à gant, l'autre dans le coffre) et un fusil à pompe dans le coffre. On peut aussi ajouter une arme non létale (lacrymogène ou matraque électrique) et un gilet pare-balles.

Cobray


En cas d'ambiguïté, rappelons que tout ceci n'est qu'un moyen de défense face aux dangers du monde flottant...
... nous sommes bien d'accord ?




Mercredi 29 janvier 2003

Le schéma Extraterrestres, conspiration et magie noire

 

Le schéma "Extraterrestres, conspiration et magie noire"



Un homme (ou une femme) ne devient pas un paranoïaque d'un coup, comme ça, du jour au lendemain. Ce changement s'effectue dans un premier temps assez lentement, puis la mutation croît de manière exponentielle. Plusieurs facteurs légers peuvent déclencher le mécanisme : stress, irascibilité, conjoncture défavorable... En bref, c'est la mise en place d'une méfiance en vers autrui qui peut tourner plus ou moins vite en crainte du prochain. Tout dépend de la manière dont le sujet gère son stress.
Petit VertIl peut chercher le repos dans différentes activités relaxantes et ainsi reprendre une forme de vie régulière. Mais il peut aussi échouer dans sa tentative de "réhabilitation" et s'enfermer dans un schéma mental clos : le parano (appelons-le comme ça désormais) se sent (se sait) persécuté par volonté du prochain de détruire. Il ne veut en parler à personne car tout le monde lui veut du mal. Il se demande pourquoi on lui veut du mal et toutes les théories sont possibles : c'est de la faute à la société, le gouvernement nous veut du mal/nous cache quelque chose, ma tête ne leur revient pas, on m'a jeté un sort... Mais aucune de ces théories ne mets en cause la moindre part de responsabilité du parano en rapport avec sa situation. Le problème vient de l'extérieur.

L'extérieur. Ce terme désigne la zone où le parano survit au lieu de vivre (en gros toute la planète sauf sa maison et sa voiture, ses uniques refuges). Le parano se considère traqué. Il s'équipe en conséquence. Tout est potentiellement dangereux à ses yeux. A ce niveau la méfiance devient obsessionnelle.

Bien sûr, dès le moment où le paranoïaque se méfie de son entourage (on le remarque à la suppression des mots "amitié" ou "confiance" dans son langage), il n'y a aucune raison que le gouvernement (ou toute organisation ayant un minimum de pouvoir) lui dise la vérité. C'est vrai, quoi ! Si le parano ne peut plus faire confiance à ses voisins, comment pourrait-il avaler ce que lui disent les "élus" (tout le monde sait d'ailleurs que les élections sont truquées) par le biais de la télé (système payant d'endoctrinement des masses). Déjà en les regardant, on se dit qu'ils ont quelque chose à cacher (on comprend d'ailleurs rarement ce qu'ils disent...). Cette sensation de doute pousse le parano à revêtir l'imperméable de l'investigateur et à mener une petite enquête sur ces hommes au pouvoir. Généralement menée sur Internet (souvent sur des sites subversifs), cette recherche aboutit à l'inévitable conclusion : le mal est déjà au pouvoir. Est-il trop tard ?

Vieux Gris


Regardez cet homme. Il s'agit du président des Etats-Unis d'Amérique. Voyez-vous le signe qu'il fait de la main gauche ? C'est le signe de reconnaissance envers Satan. On retrouve ce sigle dans les concerts de métal (et sur la pochette du très bon CD de Korn : follow the leader), mais cette photo n'a pas été prise alors que le président assistait à un concert, il saluait la foule. Si ça c'est pas une preuve en acier trempé...




Petit Gris
Faisons un inventaire des forces en présence : D'un côté, une puissante organisation politico-mafio-extraterro-militaro-industrielle bien en place, qui a déjà gangrené tous les niveaux de la société, de l'autre, un type tout seul, méfiant, nerveux, pas spécialement riche, pas vraiment hyper-équipé, ayant à tout casser deux ou trois liens avec des gens plus ou moins importants.

La partie est-elle inégale ?

Pas du tout. Le parano sait que le mal est au pouvoir, mais le mal ne sait pas qu'il (le parano) le sait. Le parano possède une arme imparable : la vérité. En l'agitant tel un flambeau au plus profond des ténèbres de la nuit, le parano espère faire bouger le monde. La recherche de la vérité est une obsession qui se transforme alors en folie. Dans son délire, le parano pourra même observer des petits gris danser autour de lui...



Qu'il y ait une vérité cachée ou non, cette attitude ne mène qu'au malheur. Le parano ne trouvera jamais de preuves concrètes de ses théories, sera ridiculisé par ses semblables, sera discrédité. S'il y a une réalité à trouver, la nation humaine la découvrira tôt ou tard. La manière du parano consiste à tirer sur l'herbe pour qu'elle pousse plus vite. Méthode incompréhensible pour l'herbe, qui sait d'une manière ou d'une autre qu'elle grandira d'elle-même.

Ces dernières lignes sont peut-être plus optimistes que ce que je produis d'habitude, mais il est dans la nature humaine de croire que ce qu'il a de meilleur est encore à venir.



Mercredi 29 janvier 2003

La paranoia au quotidien

La paranoïa au quotidien


La paranoïa est justifiée car le mal est partout !
Vous en doutez encore ?
Voici les vraies preuves de la vérité vraie qu'il y a bel et bien un complot derrière tout cela...

Voici ce qu'on peut observer quand on cherche bien :

* Au moment même où vous branchez votre ordinateur, ça commence : l'image "windows"" ne charge rien. Elle est imposée par Bill Gates pour qu'on la regarde comme on adore une icône. De plus, observez le mot "microsoft" :
M I C R O S O F T soit 13 9 3 18 15 19 15 6 20 avec l'ordre alphabetique.
Si vous faites : 13+9+3+18*15-19+15*(6+20)
On obtient 666...

* Ensuite, les paquets de cigarettes. Outre le fait que les cigarettes sont dangereuses pour la santé (mais toujours en vente libre...), leurs emballages sont parfois tendancieux. Par exemple Marlboro. Si on retourne un paquet, on peut lire "orobl jew" qu'on peut traduire par "juif affreux". De plus, il y a trois "K" rouges sur le paquet : KKK. Pour finir, on peut distinguer entre les pattes du cheval la cagoule de l'un des membres de l'organisation que je viens de nommer...
J'oubliais : avec M A R L B O R O, on a 13 1 18 12 2 15 18 15
Ce qui fait : (13*1+18+12/2)(15*18/15)
Ce qui donne 666...

* Il y a des caméras partout : dans la rue, dans les bureaux, au supermarché, dans vos lieux de travail et même chez vous. Ces caméras qui sont là soit-disant pour vous surveiller en cas d'accident ou d'aggresion sont là uniquement pour vous surveiller. Big Brother is watching you. Chez vous, elles sont installées à l'interieur des postes de télévision. L'Etat sait tout, l'Etat contrôle tout.

* Au travail, des analyseurs sont installés dans les cuvettes des WC. A la cantine ou au self, la salive du verre dans lequel vous avez bu est recuperée et testée en labo. Vous ne pouvez ainsi mentir à personne sur votre état de santé.

* Coca-Cola. Dois-je encore le présenter ? En moyenne, tout être humain consomme 8.2 litres de cette boisson par an. Donc on fabrique chaque jour 135 millions de litres de ce produit. Imaginez la puissance de l'homme qui dirige tout cela. Avec une telle consommation, il peut manipuler tout un peuple.
En plus, C O C A C O L A fait 3 15 3 1 3 15 12 1.
Ce qui peut faire (3+15)(3*1*3+15+12+1)
Ce qui donne 666...

* Les cookies. Je ne parle pas des petits gâteaux, mais des fichiers temporaires qui se fixent sue le disque dur de votre ordinateur qand vous allez sur ceratains sites du web. On peut soi-disant les détruire dans C:windows/cookies, mais ce n'est qu'une action de "surface" : il reste une trace sur le disque.
Ce genre de marquage a couté la carrière d'un officier anglais qui visitait des sites homosexuels.

* La mode. C'est le symbole de la société de consommation. Les phénomènes de modes sont créés artificiellement par des "leaders d'opinion" (mannequins, acteurs, vedettes locales...) qui sont eux même financés par des politiciens.

cliquez pour en voir plus

* Le Biochip-666. C'est un emetteur passif d'un millimètre carré placé dans la main droite ou la nuque. Il a pour but de suivre par sattellite tous les faits et gestes de chaque être humain sur terre. Il sont injectés dans l'organisme à la naissance ou lors de campagnes de vaccination.



Et vous osez encore douter ?



Mercredi 29 janvier 2003

Structure d'un paranoiaque

Structure d'un paranoïaque




La paranoïa n'est pas seulement un état d'esprit, c'est aussi une manière d'agir et d'être. Ce qui inclut la façon de s'habiller (ou plutôt de s'équiper). Voici un petit descriptif de la panoplie du parfait parano.

Avant tout, la tenue "extérieure" : la partie visible de l'iceberg (ou l'interface avec le monde extérieur). La tenue est en trois parties majeures :

  • L'imperméable : un imper long et réversible (gris antracite d'un côté, beige de l'autre), ignifuge et pare-éclats. La réversibilité est utile en cas de filatures. Choisir les deux couleurs différentes du noir 100% : c'est une couleur moins discrète que le gris foncé. Mais rester dans les teintes moins claires que le sol.

  • Les rangers : les bottes tout-terrain classiques. Les choisir cockées.
  • Les lunettes de soleil : facultatives mais utiles. Permettent de cacher son regard à l'ennemi potentiel.

Les gants ne sont pas forcément recommandables : ils protègent du froid et de l'identification dactiloscopique (empreintes digitales), mais ils diminuent nettement la sensibilité tactile lors de l'utilisation d'armes à feu. On peut alors couper le manchon de l'index, mais ce n'est pas très discret.




Ensuite, l'équipement : la tenue "intérieure". Le parano de base a tendance à trop s'équiper, ce qui le rend trop lourd, donc plus lent dans ses manoeuvres. C'est pourquoi il est necessaire de faire un choix de matériel en fonction de la configuration du terrain et de la nature de la sortie. Il y a bien sûr un minimum vital duquel le parano ne se sépare jamais.

Ne perdons pas de vue que le paranoïaque, en plus du matériel qu'il transporte, est rompu aux techniques de combat classiques (judo ou karaté) et en connait un rayon en matière de stratégie de conflit armé en milieu urbain.




La paire de flingues. Ici, des Smith&Wesson 99. Le parano est à la pointe de la technologie en matière d'armes individuelles. Il utilise en général des semi-automatiques (le deuxième sert de secours en cas d'enraillage du premier). Les balles sont en revanche très courantes : les munitions spéciales (explosives, haute-vélocité...) sont plus rares et il est donc plus facile de remonter au vendeur et donc à l'acheteur.




Le couteau de combat. Grand classique : le couteau des "marines". Simple, efficace, silencieux (mais salissant). Il est bien de le prendre avec revêtement mat : on évite d'être ainsi repéré par un reflet d'une source de lumière. On place le couteau le long du mollet, sous le pantalon. On évite de le prendre cranté (cela déchicte plus que ça ne coupe...)




Le gerber multifonction. Il met le couteau suisse aux oubliettes : plus solide, plus d'outils, plus efficace. La pince centrale est plus puissante que celle proposée par le canif habituel.






Le gilet pare-balle. Bien moins utile que ce que les films veulent nous faire croire. D'abord, le gilet ne "protège" que le plastron. Si la balle atteint l'aisselle, la nuque, la tête, le gilet ne sert à rien. Ensuite, un gilet, ce n'est qu'une sorte de bouclier passif de quelques centimètres d'épaisseur. Le vitesse d'une balle "normale" est d'au moins 300 mètres par seconde. Cette vitesse est réduite à zéro lors du contact avec le gilet : le porteur reçoit un coup de poingt à 300 m.s^-1. Il meurt d'une hémorragie interne ou tombe dans le coma. S'il survit à l'impact, il est de toutes façons hors-combat pour la journée. Il existe aussi des balles "spéciales" : les balles HV (Haute Vélocité) et les balles au téflon (les "tueuses de flics") : un gilet n'arrête pas ces balles.
En résumé, un gilet ne sert qu'à alourdir son porteur s'il a des pros en face de lui.


L'amplificateur de vision nocturne (NVG comme Night Vision Goggles). Developpé par les soviétiques, ce petit gadget donne un avantage certain au combat de nuit. Bien mieux que le détecteur de chaleur aux infrarouges (on ne voit que des volumes rouges, même pas les murs...), le NVG est une référence (utilisé aussi bien par le SWAT que par les pilotes d'hélicoptères). Seul inconvénient : le porteur est aveuglé par toute source de lumière supérieure à celle d'une lampe de poche d'utilisation courante.


La lampe torche maglite. Assez chère, elle offre 12 heure d'autonomie. Amphibie, existe en différentes couleurs et plusieurs tailles. Le grand modèle sert aussi de matraque.


L'indispensable mobile. Les prix étant devenus presque abordables, il n'y a pas de raison que le parano n'en acquiert pas un. Equipé d'un vibreur (toujours servir le discrétion), le paranoïaque choisit le modèle qui offre la plus grande autonomie, utile en cas d'"absence prolongée".
Pour plus de sécurité, le parano achète un LC300 (ligne control 300) dont la fonction est de protéger la ligne de tout système d'écoute. L'appareil, qui analyse en permanence la ligne téléphonique, se présente sous la forme d'un boîtier muni d'un écran, et indique si la ligne a été déconnectée, s'il a enregistré une anomalie ou s'il a fait l'objet d'une effraction. La location de ce gadget étant de 3000 FF hors taxe par mois, le parano préfère l'obtenir par le biais du marché noir.


Kit complet du Air Taser

Une arme non-létale (ou arme incapacitante). La panoplie est large : du air taser à la bombe au poivre, le paranoïaque n'a que l'embarras du choix. Le premier est est lanceur de deux diodes : dès qu'elles touchent l'agresseur, son corps reçoit des impulsions électriques. Mais il ne s'agit pas d'une simple décharge : le courant utilisé est similaire à celui qu'utilise le corps humain pour les communications du système nerveux. L'agresseur perd instantanément le contrôle de son système neuromusculaire, et n'a plus aucune coordination de ses gestes. Il est paralysé durant 5 à 7 minutes. Dans 92% des cas, l'agresseur n'a pas souvenir de ce qui lui est arrivé. Le spray au poivre projette du poivre rouge concentré au visage de l'adversaire (provoque une impression de brûlure qui ne laisse pas de sequelle). Efficace contre les pitbulls.

Il n'y a ici qu'un échantillon du matériel. On peut aussi ajouter les jumelles, les cordes de rappel à double tressage, les allumettes waterproof, la gourde d'eau fraiche, l'auto-injecteur de coagulant (stoppe l'hémorragie), les rations de survie, la boussole, la trousse des soins...





Rappelons que tout ceci n'est que du matériel défensif face à la jungle urbaine...
...n'est-ce pas ?